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Actualités UX Design

L’UX design web et mobile ? C’est quoi ? C’est qui ?

L’UX designer est présent dans de nombreux secteurs, et pas seulement sur le web ou mobile. Le terme signifie « le fabricant de l’expérience utilisateur ».

Je ne cherche pas à être exhaustif dans cet article, car il faudrait détailler chaque sujet. C’est une introduction, une vulgarisation de l’UX design web et mobile, afin de vous faire comprendre en quoi cette spécialité est utile et précieuse.

(Attention : cet article contient de nombreux anglicismes, amoureux de la langue française ça va piquer les yeux)

L’expérience utilisateur est tout autour de nous (l’ergonomie,donc, en fait partie). Les voitures, les tables, les magasins, les portes, les immeubles etc .. ou encore les fontaines à eau ! Un bon exemple : sur certaines fontaines à eau en entreprise, on se retrouve avec un gobelet en plastique ; il faut appuyer sur une tige en plastique dur afin de faire couler l’eau. Le gobelet étant mou, bien souvent il se plie légèrement. On doit porter une attention toute particulière et une force bien dosée sinon on risque le pire, à savoir que le gobelet se ratatine et que l’eau termine par terre plutôt que dans votre gosier !! Un scénario catastrophe causé par une expérience utilisateur finalement assez moyenne 😉

Enfant prés d’une fontaine

Un web UX designer ou app UX designer réfléchit donc à apporter aux utilisateurs d’un site ou d’une app une expérience agréable, mais pas seulement ! Il faut donc optimiser la présence de l’utilisateur sur le site afin de « l’orienter » vers le chemin que l’on souhaite lui faire prendre! 

Revenons sur le premier point : une expérience agréable c’est quoi ?

  • Ne créé pas de frictions dans le parcours utilisateur
  • Offre des informations claires
  • Possède une interface agréable
  • Amène rapidement aux résultats voulus
  • Mais également qui a des couleurs attrayantes (en fonction de la cible)
  • Avec un temps de chargement rapide
  • Des photos de bonnes qualités
  • Un affichage optimisé peu importe la taille d’écran
  • Qui n’est pas surchargé de pop up ou pub (et encore, ce point là peut, dans certains cas, être bénéfique)
  • Qui a une consistance dans les « codes » utilisés (couleur des boutons, des liens, tailles de typos etc …)
  • Et finalement bien d’autres choses !!

Un UX designer a bien des choses à traiter ! C’est un problem solver !

Revenons sur le deuxième point : « orienter »   l’utilisateur :

C’est là que certaines compétences deviennent plus subtile :

  • car un UX designer doit être une espèce de psychologue du web, qu’il comprenne comment fonctionne l’esprit humain (dans les grandes lignes) et faire preuve d’ empathie 
  • Il doit donc savoir ce que représentent les couleurs et les émotions qu’elles suscitent 
  • Comprendre les objectifs du site (et donc l’entreprise)
  • Connaître les valeurs de l’entreprise
  • Comprendre le service proposé ou les produits vendus
  • Il doit définir des cibles (on ne parle pas aux 18-25 comme on parle aux 65-80)
  • Faire du story telling, et encore une fois, finalement bien d’autres compétences comme connaître les datas des usages utilisateurs etc

Je ne cherche pas dans cet article à vous faire une liste exhaustive des compétences d’un UX designer mais plutôt vous présenter ce métier fascinant et trop méconnu (lorsque je dis que je suis UX designer autour de moi, j’ai bien souvent des yeux ronds en guise de réponse).

Afin d’arriver à des résultats satisfaisants, voici un exemple de process : (pendant toutes ces étapes, je m’arme d’un bloc note, appareil photo, éventuellement enregistreur, et surtout un mood board que je vais alimenter tout au long du projet)

Ordinateur avec schéma

Première étape : le « shape » !

  • Bien souvent, on aura fait appel à un UX designer pour un sujet précis, et c’est trés certainement la première chose qu’on m’aura expliqué : par exemple « nous lançons un nouveau produit, nous souhaitons moderniser notre image, nous souhaitons résoudre les points de frictions etc .. » . L’idéal à ce stade, c’est d’avoir un œil sur l’actuel si il y en a, écouter attentivement la demande, et surtout , poser les bonnes questions ! Je m’intéresse au projet comme si c’était le miens !
  • Il faut s’approprier le projet, on définit l’ensemble du projet dans les grandes lignes. Pour ce faire, les premières questions doivent être en rapport avec le produit ou service et l’entreprise (ses valeurs, son histoires etc.;). Dans ces phases, il ne faut pas hésiter à aller voir de nombreuses personnes dans l’entreprise pour avoir des prismes différents, pas seulement les développeurs ou les designers UI !! Il faut aller voir les marketeux, les responsables SAV, les responsables SEO, les PO (Product Officer), les vendeurs et tous les autres;

Approfondir le sujet, connaître la cible, l’UX design par la rencontre !

  • À ce stade, nous commençons à avoir une vision interne plus précise (en général il me faut entre 2 à 5 jours pour cette phase mais c’est très variable, parfois beaucoup plus et parfois beaucoup moins, cela dépend du projet, votre connaissance sur le sujet, l’entreprise etc.;)
  • Arrive ensuite la phase que je préfère : rentrer en contact avec les clients de l’entreprise et ses cibles ! (Oui oui, je vais sur le terrain ! Faire de la data analytics où se baser sur les points de vue de l’entreprise ne suffit pas !). C’est là que l’on peut voir les points de frictions, les satisfactions, les usages. Et bien souvent on constate que les attentes de l’entreprise ne sont pas toujours similaire aux attentes des clients
  • nous avons collecté énormément d’informations à ce stade, il va falloir mettre en application !
UX design et wireframe

Deuxième étape : le « make » 

  • Première phase : les personas ! On définit un certains nombre d’utilisateurs types en racontant une histoire assez complète autours d’eux.
  • Deuxième phase : les scénarios utilisateurs avec leurs objectifs (j’ai mon petit système de points selon le degrés d’importance de l’information, j’en parlerai dans un prochain article), je fais bien souvent une mind map à ce moment là; On définit la stratégie de contenu également;
  • Troisième phase : le wireframe (on dessine des petits blocs gris, des lignes, des croix, pour ne pas se laisser troubler et ralentir par l’esthétique et autre). Cela nous permet donc de faire un zoning (oui beaucoup de termes anglophones, je vous avais prévenu). On définit donc le placement des éléments. J’ai essayé de nombreuses fois de faire de l’AB testing (des tests utilisateurs) avec des wireframes mais les résultats n’étaient pas ceux que j’attendais, je garde ça pour plus tard. On relie nos « écrans » selon les scénarios, CTA (call to  action, pour simplifier les boutons) et autres éléments d’interaction (like, panier etc ..). 
  • Quatrième phase : l’UI ! (L’interface utilisateur, pour schématiser : l’esthétique). Très grosse phase car même avec un code parfait ou une première phase d’UX design aux petits oignons, l’esthétique peut tout casser. Je ne vais pas vous faire un cours d’UI mais à ce niveau là, l’UX designer et l’UI designer travaillent énormément ensemble. Grâce au mood board que j’alimente depuis le début, on peut définir la charte graphique , l’esthétique globale , le sentiment que l’on souhaite faire passer, les polices que l’on va utiliser (bien souvent nous sommes cadrés sur ces sujets, par l’histoire de l’entreprise, son logo, les éventuels design systems existants ).
  • je préfère éviter le trop gros paragraphe donc je divise cette quatrième phase. Il y a également le wording, (les mots que nous allons utiliser), la recherche iconographique, les icons, vidéo et animations. Avec l’UI designer en tant que copilote, on s’entretient avec le marketing, le spécialiste SEO, le copy writer, le photographe;

Les tests utilisateur finaux

  • Cinquième phase : l’AB testing ! J’adore cette phase, les tests utilisateurs et eye tracking selon les moyens de l’entreprise. (Idéalement avec des outils de prototypage, on évite les maquettes statiques en 2019 !). On prend un panel et on test, on questionne, on note. Idéalement pendant toutes la phase d’UI on ne fait que tester très régulièrement. Il ne faut pas attendre que le site soit fini pour tester ! Et on modifie, on chipote , on test, on modifie 😉
  • Dernière phase : les tests finaux sur un panel d’utilisateur, (il y’a toujours quelques modifications de dernière minute à ce stade )
  • Une fois que toutes ces phases ont été peaufinées : sixième phase : le développement. Il faut être attentif au respect du design, aux micro interactions , se servir d’outils afin de tester la vitesse d’affichage du site, si la sémantique html est respectée (on fait équipe, en UX design, on travaille avec tout le monde !)

Comme je vous l’avais dit l’UX designer est un chef de projet, un PO, il intervient à toutes les phases du projet. D’ailleurs pour aller plus loin, l’expérience utilisateur continue avec le marketing fait autour du site, la communication de la marque, les éventuelles pubs télés, le SAV, la livraison des produits, les valeurs de l’entreprise, et c’est pour ça que je suis devenu consultant UX branding strategist, afin de mettre en corrélation ces actions et compétences, propulsées par une Stratégie de marque basée sur l’expérience utilisateur !

Cyril Anne

Écrit par Cyril Anne

Après un parcours éclectique parsemé d’expériences créatives et enrichissantes, je suis revenu à mes premiers amours de jeunesse qu’étaient la création digitale et l’interaction avec l’humain. J’apporte mes compétences de consultant en stratégie de branding orienté utilisateur.

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